
Le 18 septembre dernier, sur la commune des Salles Lavauguyon (Hte-Vienne), 2 bénévoles de notre association ont participé à une formation “travaux castor” organisée par Charente Eau, le SYMBA Bandiat-Tardoire et une équipe de la MAPCA.
Accompagnés d’une vingtaine de personnes, principalement des techniciens rivières, le groupe a effectué sur le ruisseau des Salles, affluent de la Tardoire, des ouvrages comparables aux barrages que construisent les castors.
Le ruisseau des Salles est à faible débit, plutôt en bon état (chabot,anguille), avec une eau claire et légèrement courante, traversant en amont un très vieil étang à la chaussée détruite.
Le problème à cet endroit est qu’il ne coule dans son lit que par fortes eaux, l’essentiel du débit circulant dans l’ancien canal d’amenée qui provient de l’ancien étang et devait alimenter un moulin en aval.
Le but des ouvrages « castor » est donc de rehausser le niveau d’eau dans cet ancien canal pour réalimenter le lit originel situe 2m plus bas sur la zone concernée, et ainsi ré-humidifier toute une zone totalement envahie de ronces.
Dix ouvrages supplémentaires ont été réalisés, de différentes sortes : le barrage proprement dit, l’épi, qui dévie l’eau vers une berge pour la rogner et récupérer du sédiment, l’ilôt pour séparer le courant en deux.
2 équipes se sont constituées, et pour chacune le travail s’est réparti ainsi en 4 groupes:

- Couper des branches ( feuillages d’1 m de long, feuillages de 2 m, branches effeuillées et petits troncs de 2m ), faire des tas à proximité de la berge et fournir à la demande les constructeurs.
- Creuser les berges pour récupérer de la terre dans des luges de chasse et l’apporter au barrage.
- Entrelacer grossièrement les branchages sur une épaisseur de 10 cm environ une fois tassés, partie feuillage face au courant.
- Mettre un bonne couche de terre et recommencer en décalant vers l’aval et ceci trois fois, ce qui a constitué une pente douce face au courant.
- Couper les troncs les plus gros (une tronçonneuse électrique pour les 2 groupes) et les apporter jusque sur les ouvrages pour assurer la tenue des constructions de par leur poids.
En amont de ce travail intense, une phase d’étude de la morphologie du cours d’eau, de ses berges et de la végétation rivulaire, est nécessaire pour déterminer le type d’ouvrage nécessaire et son emplacement idéal (ce dont le débit de crue de la rivière sera juge !).
Tout a été réalisé manuellement, avec des sécateurs de force, des bêches, une tronçonneuse électrique et beaucoup d’huile de coude.
Une journée bien remplie pour Alain et Vincent
